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30-07-18 - Nous avons rencontré Hollysiz avant son concert au festival Musilac !

Les festivals imposent souvent des choix cornéliens lors de certains concerts. Ce vendredi 13 juillet, Musilac, à Aix les Bains, ne déroge pas à la règle. Alors que les légendaires Deep Purple sont sur le point de mettre le feu à la scène Montagne, une icône française s'apprête à retourner la scène Korner au même instant. Hollysiz, généreuse sur scène, au parcours éclectique et passionnant, accepte de nous rencontrer pour parler de son nouvel album, de son show détonnant, et de sa manière de composer.

Cécile : Vous allez devoir sacrifier le concert de Deep Purple, si vous voulez venir me voir, je le dis à tout le monde ! (rires)

Infoconcert : Vous revoilà en tournée après avoir fait danser énormément de salles de France en 2014. Que s'est-il passé après ?

Cécile : Déjà, j'ai dormi pendant très longtemps. Pendant deux ans, je n'avais pas dormi (rires) ! J'ai beaucoup voyagé, et ai pris le temps d'écrire ce deuxième album, en me remettant de toutes ces émotions. J'avais besoin de temps pour avoir des choses à dire. Raconter ce qui se passe dans un van n'intéresse pas grand monde. J'avais besoin de temps pour vivre. Ce deuxième album est sorti en janvier, et la tournée a repris en avril. Je pense que nous sommes repartis pour au moins une bonne année.

Infoconcert : Come Back to Me avait eu un grand succès. La réception de ce nouvel album se fait-elle de la même façon ?

Cécile : C'est très différent, on voit dans les salles que le public est très différent. Les gens qui paient leur place ne sont pas toujours les mêmes. Il y a beaucoup plus d'hommes qu'il y en avait sur la tournée précédente, par exemple. En presque cinq ans, l'industrie de la musique a beaucoup changé, le streaming a pris une place énorme. On se rend un peu plus compte de la manière dont les gens écoutent, et quels titres ils écoutent. Maintenant, on voit des titres qui ne sont pas obligatoirement des singles, sur lesquels les gens accrochent. J'ai été aussi très touchée par le fait que l'on parle enfin du fait que je suis auteur compositrice, ce qui n'était pas le cas sur le premier album, alors que je l'étais déjà. La meilleure récompense est de remplir des salles, d'être dans des festivals comme celui-ci, et de défendre l'album de partout.

Infoconcert : On se souvient, aux Vieilles Charrues, en 2014, vous vous êtes littéralement jetée dans le public. C'est quelque chose que l'on voit rarement, notamment chez les femmes. C'est une prise de risque, ou quelque chose d'impulsif ?

Cécile : J'en sais rien, je me souviens qu'aux Vieilles Charrues, c'était très naturel. Je ne l'ai pas souvent fait, mis à part au Ferrailleur à Nantes, une toute petite salle. Il faisait tellement chaud, c'était tellement punk, à un moment je me suis jetée dans les gens sans vraiment réfléchir (rires) !Aux Vieilles Charrues, il y avait une communion assez incroyable, ce festival nous a bouleversé, tous. Je l'ai refait à Beauregard il y a une semaine. On sent qu'on peut y aller. Véritablement, je n'y réfléchis jamais vraiment, c'est assez spontané. Je ne pense jamais au risque car je vois toujours les gens dans un festival comme étant une belle masse bienveillante.

Infoconcert : Les dates sont donc différentes ?

Cécile : Tous les soirs, elles sont différentes. Déjà, si l'on joue à 17h ou à minuit, ça n'a rien à voir. On a les lumières, parfois non, les gens ne sont pas forcément dans le même état. Tout dépend aussi de l'artiste qui a joué avant ou jouera après, ça change une énergie, ça change aussi le public qui est venu. C'est très différent, et particulièrement en festival. Dans les salles, on a quelque chose d'un peu cadré, on sait quel est le show que nous allons proposer. En festival, tous les jours, on adapte le set. Parfois les festivals nous imposent des sets très courts.

Infoconcert : En quelques années, on a vu un changement dans la scène musicale française. La langue française notamment, est débridée. C'est pourtant très important pour vous de chanter en anglais, non ?

Cécile : C'est peut être par pudeur. Au départ, j'habitais en Angleterre. Je ne savais pas si j'allais rentrer. J'aime énormément la manière dont les groupes qui sont arrivés ces dernières années jouent avec le français. Ils sont en train de dépoussiérer une manière d'écrire très française. C'est un peu comme le cinéma, je pense, il avait fallu mettre un coup de pied dans la Nouvelle Vague car nous avions du mal à nous en défaire. Je n'ai jamais fermé la porte au français, je pense que c'est la pudeur qui me retient. Je suis très admirative d'artistes qui sortent des albums à moitié en français et à moitié en anglais. Je pense par exemple à Christine and the Queens qui sort carrément deux titres en simultané, un en anglais et un en français. Faire sonner la même chanson dans deux langues est une réelle prouesse.

Infoconcert : Votre live joue sur une grosse mise en scène, et sur une interaction originale et communicative. Comment vient cette idée de mise en scène ?

Cécile : Dans la danse classique, on répète énormément les mouvements pour arriver à une certaine forme de perfection. Il faut qu'au moment où l'on danse, on ne sente pas le travail, ce qui demande justement beaucoup de travail. J'ai toujours en tête les shows de manière extrêmement millimétrée. Je travaille avec un créateur de lumière, qui est un génie. Il a créé les lumières de Mathieu Chedid, d'Emilie Simon, de Charlie Winston. On travaille ensemble et j'admire la manière dont il réfléchit. Je travaille aussi avec une scénographe appelée Emilie Léonard. On s'envoie des matières, des couleurs. On travaille énormément tous, en résidence, pour que l'on puisse ensuite exploser notre cadre. Si un soir, ça ne se passe pas comme prévu, on retombera sur nos pas d'une manière ou d'une autre. On a tellement accumulé de travail que l'on connait le show par coeur. J'adore le contact humain, donc quand les gens réagissent, c'est toujours très agréable. Ça crée des accidents, ça crée de la vie. C'est très important et rappelle aux gens qu'ils vont à un concert que les gens d'hier et de demain ne verront pas. Ça crée l'instant présent derrière lequel on court.

 


 

Infoconcert : Dans la création du dernier album, Rather than Taking, les musiques ont-elles été créées par rapport à ce qu'elles vont représenter sur scène ?

Cécile : Dans la production, nous nous sommes posés la question du live. On a accéléré certains morceaux car je me disais que sur scène ce serait bien. J'ai essayé de m'en défaire. Proposer le disque sur scène, je ne trouve pas ça généreux. On aime recréer tous les jours de nouvelles versions des chansons. Bien sur, avoir fait deux ans et demi de tournée a influencé ma manière de composer.

Infoconcert : Dans la musique Fox, on sent un réel amour de la culture américaine. Vos influences, de manière générale, se ressentent-elles sur cet album ?

 


 

Cécile : J'ai vécu un an à New York lorsque j'étais en train d'écrire. New York, c'est loin d'être les Etats-Unis. C'est une ville universelle, cosmopolite, complètement mélangée, inspirante, vibrante. J'ai passé du temps en Californie aussi. Je ne pourrais pas dire que les Etats-Unis transpirent dans cet album, ce serait comme dire que je suis allée à Paris et que je connais la France. J'aime la manière de se dire que tout est possible, ce que j'aime à New York. J'aime les mélanges de New York, et je suis très malheureuse de la politique qu'il y a là bas. C'est pour moi l'antithèse de ce que les Etats-Unis devraient être.

 

Interview par Sébastien Martinez

Biographie de Hollysiz

Cet album a été composé dans un moment volontairement chaotique, où HollySiz s'est délibérément mise hors de sa zone de confort en allant s'installer pour de longs mois loin de chez elle, hors du cocon rassurant de Paris.

En effet, après s'être présentée au monde avec son premier album My Name Is, HollySiz choisit maintenant de se mettre à nue, recherchant la même énergie et la même mise en danger ressentie sur une scène face au public.

 

Sa vie tenant désormais dans une valise, elle a pu s'ouvrir, curieuse et avide, à des nouvelles influences.

L'étranger justement. Et New York plus précisément. Ses sons de cave, de dancehall, de rock 90's.... Elle y est revenue avec des percussions mélangées aux programmations Hip Hop, des flows hypnotiques comme des mantras, des claps qui annoncent les sirènes des riffs de guitares émanant d'un garage de Brooklyn.

Elle y a notamment fait la rencontre de Luke Jenner (the Rapture), grand chantre du rock electro, et des gamins du Hip Hop survitaminé de The Skins, qui ont été déterminants dans la couleur et la forme de cet opus.

Issues d'univers très différents, ces rencontres ont permis à HollySiz d'inventer un langage nouveau, rythmique, de se servir de sa voix, plus claire et minérale, comme d'un instrument à percussion.

 

La Havane y est aussi pour beaucoup. La découverte de cette ville lui a permis de flairer la vibration mélodique de cet endroit unique au monde, et de composer des ballades emportées par des chœurs aux voix nouvelles, entrelacées de guitares épiques.

Mais aussi, à l'opposé du spectre, de badiner avec un reggae planant aux sonorités hawaïennes de se déchaîner sur des choeurs puissants. Ou encore d'insuffler des airs emprunts de mélodies latines nostalgiques.

 

Après s'être frottée au bitume des grandes villes, HollySiz, dans un besoin de retour à l'organique, a choisi de finir de composer son album sur la Côte Basque, face à l'océan, entre roche minérale et vagues titanesques. Pour finir par rentrer au bercail et enregistrer à Paris.

 

Cet album est une invitation à transformer chaque expérience vécue, douloureuse ou heureuse, en une danse, une force, un dépassement de soi.

Parce qu'au fil de ses voyages et de ses rencontres, HollySiz s'est confrontée à ce vertige de l'inconnu ; elle a pu expérimenter, tomber, se relever, encore et encore, pour tenter d'aller au plus juste d'elle même.

 

Rather Than Talking, débordant de l'urgence et de l'excitation du live, se veut démonstratif et organique. Conçu avec des musiciens et collaborateurs toujours divers (Adrien Gallo, Owlle...) mais aussi fidèles (Yodelice, Xavier Caux), il a été écrit comme une montée d'adrénaline.

 

Plutôt que de grands discours, HollySiz nous invite à exulter avec elle.


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Liste des albums de Hollysiz

Rather Than Talking

"Rather Than Talking"

01/2018 - Parlophone
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My name is

"My name is"

09/2013 - East West
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Avis sur Hollysiz


Max D.
3 critiques
Avis écrit le 29 Janvier 2015

I saw Hollysiz in a small city in Oise four month ago and it's outsdanding!! :-D
I was dazzled by the energy she gave on stage!
I met three fans in the concert and we went in a bar for gave our opinion of the concert.
When is the next concert? where can I bought an album of her? what are your opinions of she? ;-)

Maxime F.
80 critiques
Avis écrit le 23 Octobre 2014

« A une époque Bécaud cassait les fauteuils. Il n’y a plu de fauteuils. On va casser le reste ! » Hollysiz


Le regard éclairé par un fin bandeau lumineux, la belle Cécile Cassel est au milieu de la scène de l’olympia. Le public, essentiellement féminin, attend avec impatience cette chanteuse mais aussi actrice. Cécile Cassel est Hollysiz depuis 2008, avant, elle a joué plusieurs rôles au cinéma. C’est d’ailleurs une véritable mise en scène à laquelle nous avons à faire pendant ses concerts.

Un concert à deux visages

Du show, de la danse, du rythme. Le concert de Hollysiz est quelque chose de troublant. Avec un unique album et seulement six ans de collaboration, on a à faire à un groupe avec une prestance et une assurance des plus étonnantes. Les cinq s’entendent parfaitement. Les effets lumineux, menés de mains de maître, les mettent en valeur de la meilleure des manières. Tout au long du concert, la chanteuse Hollysiz, vêtue d’un short rouge, visiblement rétréci au lavage, et d’un haut blanc, jouera de ses formes pour provoquer des effets d’ombres chinoises sur le grand panneau blanc situé derrière la scène. Sur Miss Selfish on assiste à un véritable LapDance avec le pied du micro, avant d’enchainer sur une reprise du titre de Bruce Springsteen I’m on fire.

Tout comme Hollysiz, le concert prendra deux visages. Un dansant, rock et rythmé. Un autre visage un peu plus doux. Le concert, lui, sera rythmé en dent de scie. Chaque chanson est bonne, mais l’ordre de celles-ci l’est moins. Come back to me sera interprété troisième, puis répété en second rappel. Mais l’énergie et la sensualité de Hollysiz nous feront vite oublier ce petit choix hasardeux de setlist.

Come back to dance with me

Alors que le concert n’allait pas se jouer pour cause d’un incendie à côté de l’Olympia dans la journée, Hollysiz a quand même réussi à mettre le feu dans une salle comble. L’ultime chanson (Come back to me) se fera, entouré de son public, dans la fosse, avant de terminer sur un passage de claquette, en hommage à son père décédé en 2007. Un moment touchant pour terminer ce spectacle riche en couleur.

Maxime Fremy
Reportconcert.fr

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