FNAC LIVE

FNAC LIVE

Bientôt les dates de la prochaine édition

Bientôt les dates de la prochaine édition
à Paris (75)
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2 avis sur Fnac Live

Note moyenne : 0 /5

Sébastien M.
31 critiques
Avis écrit le 25 Juillet 2016

Pour le quatrième jour consécutif, le Parvis de l’Hôtel de Ville est bondé de monde, prêts à accueillir une nouvelle série d’artistes français et internationaux. Le Fnac Live touche bientôt à sa fin, après des concerts incroyables depuis mardi : Jain, Hyphen Hyphen, Katerine et tellement d’autres ont foulé la scène éphémère parisienne pour offrir au public un moment unique.

C’est sur les coups de 18h30 que nous arrivons, tout juste pour profiter du concert de La Maison Tellier. Ce groupe est l’un des plus originaux de ce festival : une folk country bien américaine, mais des paroles bien françaises. Sous ce soleil, le groupe est parfait pour se relaxer tout en profitant de textes très poétiques, comme celui de Sur Un Volcan. Un régal. Get Well Soon prend ensuite le relais. Le chanteur à la voix assez similaire à celle de Dépêche Mode vient offrir avec son groupe un moment pop rock très tranquille qui fait beaucoup de bien. La musique It’s Love représente bien l’état d’esprit de la plupart des musiques du groupe : des textes à propos d’amour qui donnent envie de danser et de sourire. Pendant plus de cinquante minutes, les tubes du groupe s’enchainent donc, et, après quelques minutes d’entracte, Lianne La Havas arrive afin de de diffuser sa soul.

L’amour semble être le thème de cette journée : Lianne explique avoir écrit certaines de ses chansons en référence à un ex petit ami, joue des tubes mélancoliques comme Green and Gold. Un nouvel hommage à Paris est rendu, en donnant un nouveau sens à la chanson Unstoppable. Très heureuse de jouer sur cette scène, dans une ville magnifique, le groupe donne vie à une dizaine de titres, toujours avec le sourire, de façon très communicative.

La place est presque comble, et il est environ 21h45. Il fait encore totalement jour, et le groupe Balthazar monte sur scène. Très indie, le genre de ce groupe pourrait être qualifié de pop rock “avec le violon en plus” : il faut croire qu’entre La Maison Tellier, Balthazar et Louise Attaque, c’est la journée du violon. C’est ici un mélange très original qui donne un nouvel aspect aux musiques du groupe. Avec l’album Thin Walls sorti en 2015 et largement défendu ce soir, le groupe voit un bon nombre de personnes reprendre ses titres, notamment le célèbre Bunker, assez diffusé sur les ondes ces derniers mois. Des titres comme Nightcall ou Then What font danser le public jusqu’au bout de la place. Certains trouveront même que le chanteur principal, Maarten Devoldere aurait une voix similaire à celle de Bono du groupe U2, mais chacun est libre de se faire son avis sur la question.

Et enfin, ils arrivent. Ils étaient attendus presque depuis le début du festival, et ont convaincu des gens, jeunes et moins jeunes, de faire le déplacement ce soir, voire très tôt pour certains. Nous parlons bien des légendes françaises que sont les Louise Attaque, menés au chant par Gaetan Roussel. Après onze années d’absence, l’album Anomalie est un carton depuis sa sortie en début d’année. Pourtant, ce sont bien les tubes du premier album éponyme qui ouvrent le bal : Ton Invitation, notamment. Tout le monde, jeune ou moins jeunes, nés à la création du groupe ou non, reprennent les paroles qui sonnent comme des hymnes. Les titres comme Anomalie, Avec le Temps suivent rapidement, et, pendant presque une heure, le public est en effervescence. Quand les morceaux comme Léa, Les Nuits Parisiennes se jouent, Gaetan n’a même pas besoin de demander au public de sauter pour qu’il le fasse. L’apothéose se fait bien évidemment sur le titre J’T’Emmène au Vent, dont l’introduction au violon fut plus longue qu’à l’accoutumée, pour le plus grand plaisir des oreilles qui attendaient ce titre avec impatience depuis le début. Le public est d’ailleurs tellement insistant que le groupe reste pour une chanson supplémentaire, avant de refermer pour un an le Festival Fnac Live, que l’on a déjà hâte de retrouver en 2017, avec toujours plus de découvertes, toujours plus de concerts, de légendes et de musique.

Sébastien M.
31 critiques
Avis écrit le 25 Juillet 2016

Ce Mercredi 20 Juillet avait lieu le premier jour du Festival Fnac Live, qui, pour la sixième année consécutive, prend place sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Cet évènement gratuit réunit une trentaine d’artistes français et internationaux, choisis par le groupe Fnac, de sorte à faire découvrir de nouveaux talents tout en attirant une foule conséquente à Paris.

Des gens à perte de vue, des verres consignés remplis de bière, des T-Shirt qui tombent sous le poids des trente-six degrés, des sourires, des inconnus, mais aussi des familles : quel plaisir de retrouver l’ambiance festival !
Ici, une seule scène, les artistes se relaient tous les uns après les autres, pour proposer chacun un petit concert d’une cinquantaine de minutes. Le point très positif de ce festival est la rapidité à préparer les différents plateaux : à peine quinze minutes séparent chacun des artistes.

Il est un peu plus de 18 heures et nous arrivons en plein milieu du live de Lola Marsh, qui, avec son simple EP et sa petite notoriété, arrive à fédérer une bonne partie du public, notamment par sa présence, sa voix et sa guitare. Très rapidement, les Feu ! Chatterton prennent le relais. Les dandys parisiens arrivent sur ce parvis qu’ils connaissent bien, pour lancer leur poésie sur le public, conquis. Ces jeunes garçons sont remarquables pour le style musical que nous qualifierions d’un style à la “Jacques Brel, mais en 2016” : c’est rock, accrocheur, et très bien porté par la voix du charismatique Antoine. En plus d’avoir des textes incroyablement bien écrits, Antoine arrive à faire des transitions tout aussi poétiques afin de nous faire voyager, de nous transporter.

Après cette claque poétique et musicale, place à la danse et au voyage en Afrique avec la jeune Jain, qui continue son petit bonhomme de chemin à travers les routes des festivals de France. Encore inconnue du public en 2014, enchainant les premières partie de Yodelice, son producteur, sortant son premier album Zanaka en 2015, elle retrouve son public parisien, plus en forme que jamais. Les tubes se suivent, de Mr Johnson à Hope, suivi d’un hommage en chanson aux évènements tragiques de Novembre 2015. Ce qui impressionne avec cette chanteuse, c’est son énergie et sa capacité à fédérer un public qui s’étend maintenant sur l’avenue face à l’Hôtel de Ville. Elle saute, interagit avec le public, fait chanter, fait sauter, fait reprendre ses tubes en choeur. Le final sur Makeba se fait impressionnant notamment grâce à sa traversée du public dans une bulle d’air géante !

Il fait toujours facilement vingt-huit degrés, et probablement quarante en plein milieu de la foule. Le groupe Lilly Wood and the Prick n’a pourtant pas l’intention de faire baisser le thermomètre avec un show sensuel, baigné de tubes divinement bien interprétés par la chanteuse, qui cherche toujours autant à offrir à son public, dans la “plus belle ville du monde” selon elle. Aucun album n’est oublié, et bien sur, le célèbre Prayer in C, du premier album, mais dépoussiéré par Robin Schulz est joué devant une foule conquise, dans une version plus tonique que l’originale mais plus rock que le remix. Du bonheur.

C’est avec un peu de regret que nous devons quitter le parvis avant le concert de Jungle, que nous avions pu voir au festival We Love Green en 2013. Le groupe a fait beaucoup de chemin depuis, jouant notamment plusieurs fois à Paris, et, en 2015, au festival Coachella. Une prestation scénique millimétrée, dansante, reste dans nos mémoires, avec le très célèbre Busy Earnin’ qui avait été joué.

Nous retrouverons donc le parvis vendredi pour les concerts notamment d'Hyphen Hyphen que nous attendons avec impatience, et samedi, entre autres, les légendes françaises que sont Louise Attaque.