AERONEF
Lille (59777 )
168 Avenue Willy Brandt

TĂ©l : 03 20 13 50 00

2 avis sur Aeronef

Note moyenne 0 /5
Camille D.
24 critiques
Avis Ă©crit le 20 Février 2015

Un retour réussi pour les Kooks à l’Aéronef de Lille !

En 2006, après un premier album très réussi (« Inside In, Inside Out »), le groupe indie pop de Brighton connaît une période difficile, marquée par les pannes d’inspiration et les doutes de son chanteur Luke Pritchard. Après « Konk » en 2008, « Junk of Heart » en 2011, c’est en 2014 que les Kooks reviennent en force. Pari gagné !

La revanche de la pop anglaise
C’est à l’Aéronef de Lille que l’on retrouve l’un des groupes les plus emblématiques de la pop britannique des années 2000. Leur nouvel album, « Listen », mêle des tonalités gorgées de funk, hip-hop, et gospel. Les Kooks, c’est aussi des inspirations rock’n’roll sixties et une folk acoustique qui ont fait leur succès. C’est certainement cette hétérogénéité qui fait de ce 4ème opus, un album teinté de sagesse et de sérénité : une belle revanche artistique après un passage à vide musical de trois longues années.

Une setlist audacieuse mixant classiques et nouveaux morceaux
Pendant près d’une heure et demi, les Kooks jonglent entre les succès de leur premier album et les nouveautés du dernier opus. « Ooh La », « She Moves In Her Own Way », « See The World », « Naive » ravivent les fans de la première heure. « Around Town », « Bad Habit », « See Me Now » ou encore « It Was London » enchantent les derniers admirateurs. Le public lillois, venu les acclamer, est plutôt varié, les groupies à l'avant et les plus âgés derrière. Finalement, les Kooks sont à l’image de leur dernier album : un groupe hétéroclite mélangeant les générations et les univers.

Le groupe, avec l’énergie de ses débuts, fait vibrer la salle lilloise avec un Luke Pritchard qui a le sens du rythme. Il a d’ailleurs plusieurs cordes à son arc : chant, guitare et piano. Il nous livrera, entre autres, une version intime de « Seaside » ainsi qu’une version plus nostalgique de « See Me Now » au piano, lettre ouverte à son père, où le temps s’est arrêté l’instant de quelques minutes. Dandy rockeur ou crooner solitaire, il nous prouve encore une fois l’étendue de ses capacités.

Camille Descroix

Maxime F.
80 critiques
Avis Ă©crit le 27 Novembre 2014

Rodrigo y Gabriela, 25 novembre 2014, AĂ©ronef Ă  Lille

Le duo Rodrigo y Gabriela enflamme l’Aéronef à coup de riffs et de percussions !

A les entendre jouer avec tant de facilité et de maîtrise, il est difficile de croire que le duo formé par Rodrigo et Gabriela a longtemps enchainé les échecs avant de triompher. C’est au Conservatoire du Mexique qu’ils se rencontrent pour la première fois, après avoir été tous les deux refusés. C’est un vrai coup de cœur musical. Ils entament leurs débuts au sein de Tierra Acida, groupe de métal faisant vivre la nuit mexicaine des années 90. Puis, ils reviennent à leur premier amour, le flamenco, et partent découvrir l’Europe. C’est alors un succès immédiat et le début d’une belle histoire musicale.


Une salle pleine Ă  craquer !

20h, l’Aéronef de Lille est déjà bondé. On nous avait prévenus, le concert est complet. Les plus courageux sont arrivés bien avant et sont déjà devant, aux premières loges. C’est un public très varié : des jeunes, des moins jeunes, des parents, des couples d’amoureux... On retrouve même quelques métalleux, fans de la première heure.
C’est avec une entrée fracassante sous le coup des applaudissements que l’on retrouve le duo. C’est un véritable jeu de musiciens qui s’opère. Avec leurs guitares, ils se répondent, s’envoient des riffs, tapent le rythme. Un face à face musical qui ravit le public.


Des virtuoses de la guitare !

Et c’est parti pour 1h45 de show sous les cris et les encouragements du public, la salle se transforme en piste de danse. Gabriela est une vraie boite à percussion. Avec pour unique guitare, elle produit des sons et des rythmes à une rapidité folle. Il n’y a pas de batteur, c’est elle qui joue les percussions sur le corps de sa guitare en même temps que la guitare rythmique. Un écran, zoomant leurs mains, permet justement de suivre le cheminement des doigts sur les cordes.
C’est un vrai mélange de sonorités : flamenco, folk, jazz, hard rock... Un melting-pot de cultures mêlant des rythmes d’Amérique latine et d’Europe Occidentale. Pendant près de deux heures, ils nous font voyager, enchaînant des solos de guitare ou des sessions à deux, entrecoupés par des moments de discussion avec le public. Chaleureux et ouverts, ils vont chercher le public, lui parlent et partagent leurs sentiments. Ils évoqueront d’ailleurs la disparition des 43 étudiants mexicains, appelant à la mobilisation.
C’est avec la reprise de « Creap » de Radiohead qu’ils disent au revoir au public lillois. Une version flamenco teintée de sonorités latines, à l’image de ce duo haut en couleur. On serait bien resté quelques heures de plus...

Camille Descroix